Cinéville

aux 3 cinés Robespierre

vendredi 29 marsà 20h

un film, des associations, une rencontre…
Cinéville à Vitry est un dispositif de la ville de Vitry-sur-Seine et des 3 Cinés Robespierre, avec le partenariat du Centre Culturel et des associations adhérentes.

Les invisibles

                                     

 

                                                                                                                                                                                      un film documentaire de Sébastien Lifshitz  (durée : 1h55)

Amour sans frontières

Sélectionné “hors compétition” au festival de Cannes, le dernier documentaire de Sébastien Lifshitz se veut être “un film hommage à ces hommes et femmes défenseurs anonymes de liberté et d’égalité”.
Il sera projeté en partenariat avec Femmes Solidaires, le Collectif Féminin Masculin et SOS Homophobie.

Des hommes et des femmes, nés dans l’entre-deux-guerres. Ils n’ont aucun point commun sinon d’être homosexuels et d’avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Ils ont aimé, lutté, désiré. Aujourd’hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l’obligation de s’inventer une liberté pour s’épanouir…

A l’origine de ce projet filmé, des photographies acquises par le réalisateur. Quelle parole donner à des personnages d’une photo ? s’est demandé le réalisateur par ailleurs collectionneur de photos anciennes.

D’autres questionnements sont alors apparus : « J’ai voulu reparcourir ces 60 dernières années en allant interroger des homosexuels nés avant la guerre pour leur demander ce qu’il en avait été pour eux. Je voulais porter un regard sur l’homosexualité des gens âgés aujourd’hui, filmer leur vie au présent et regarder ce et regarder ce que c’est d’aimer et de vieillir pour des homosexuels de plus de 70 ans. »

Le film a nécessité deux ans de recherche de témoins issus de lieux de vie (milieu urbain et rural), de classes sociales différentes et suffisamment capables de se raconter.
Selon le réalisateur, l’étude des minorités sert à démontrer les valeurs d’une époque : « Ces hommes et ces femmes nous parlent de ce que ce fût d’être différents et par là, des combats qu’il a fallu mener pour faire évoluer les consciences ».

Ces portraits de militants « anonymes » sont importants selon Sébastien Lifshitz :
« Ce film rend hommage à toutes ces personnes qui, par le simple fait d’avoir vécu aussi librement, ont permis que nous ayons les libertés que nous connaissons aujourd’hui. Il faut rappeler le combat qui a été mené, raconter les ennemis de toujours, la pensée réactionnaire qui n’attend qu’à réapparaître. Il n’y a jamais rien d’acquis. »

Le film oscille entre fiction et documentaire, le réalisateur utilise sciemment les moyens du cinéma de fiction à l’intérieur d’un projet documentaire pour affirmer son point de vue. « La picturalité des images nous éloigne ainsi du côté reportage et nous ramène, je l’espère, du côté du cinéma » précise le réalisateur.

                                                                             

Le réalisateur

Sébastien Lifshitz

Suite à des études en histoire de l’art, Sébastien Lifshitz travaille dans le milieu de l’art comme assistant auprès d’artistes.
En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage. Suivront en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis, et en 1998, le moyen-métrage, “Les corps ouverts” (prix Jean Vigo). En 1999, il réalise pour Arte, le téléfilm “Les Terres froides” sélectionné à la Mostra Internationale de Venise.
En 2000, il réalise son premier long-métrage, “Presque rien”. En 2001, il réalise “La Traversée”, un road-movie documentaire sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. Puis en 2004, il se lance de “Wild Side” (Teddy Award au Festival de Berlin). En 2008, il entreprend le tournage de “Plein sud”.

 

Déroulé de la soirée

Présentation des associations partenaires : Femmes Solidaires, le Collectif Féminin Masculin et SOS Homophobie ;
Projection du documentaire (1h55) ;
Discussion avec Claudine Le Pallec-Marand, un intervenant de SOS Homophobie et Alix Béranger, militante pour “Oui oui oui” et “La Barbe”.