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  • 16 juillet 2020 //

    Portraits de militants associatifs

 

Mars 2020

Philippe Aurillon

Président de l’association de quartier du Port-à-l’Anglais, il est élu en novembre 2019 et succède à Vick Poirier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Philippe Aurillon, Vitry « c’est une histoire de famille », c’est pourquoi il décide d’y revenir après quelques années passées en région parisienne et dans le sud de la France. C’est à cette occasion qu’il rejoint l’association de quartier du Port-à-l’Anglais. Il y est séduit par le dynamisme des adhérent.e.s, l’association se positionnant comme véritable moteur pour le quartier. Y sont cultivés les liens sociaux et intergénérationnels et la mixité. Philippe Aurillon n’en est pas à ses débuts dans le monde associatif. Il a auparavant été administrateur de deux associations, « Dessine-moi un mouton » et « SOS », une association du champ de l’économie sociale et solidaire.

Lorsqu’il arrive à la présidence de l’association de quartier du Port-à-l’Anglais, Philippe Aurillon propose la création de quatre commissions, afin d’organiser au mieux les différents projets et initiatives des adhérent.e.s : les commissions « Evénements », « Vie de quartier », « Communication » et « Environnement » (composteur). Il s’agit aussi de promouvoir un mode de fonctionnement démocratique et participatif. Outre l’engagement social de l’association, il estime qu’elle a un rôle à jouer dans les enjeux économiques et de réaménagement du territoire du quartier, principalement en faisant remonter la parole citoyenne.

L’association en bref

L’association de quartier du Port-à-l’Anglais organise notamment une chorale très dynamique, des ateliers d’échecs et de couture, des cours de danses vietnamiennes, et anime un réseau d’entraide. Les lundis matin ont lieu les « matinées conviviales ». Les adhérent.e.s gèrent également un composteur ouvert deux fois par semaine. Sur ce point, l’ambition de l’association est de poursuivre ses initiatives afin de participer au changement des mentalités en matière de gestion des déchets. L’association s’investit aussi dans les rendez-vous annuels du quartier : fête de quartier, vide-greniers, etc. Enfin, en 2020, elle souhaite éditer un nouvel ouvrage (Vol.2), intitulé « Mémoire ouvrière » sur l’histoire industrielle du quartier.

L’association de quartier du Port-à-l’Anglais se réunit le 2e mardi de chaque mois à 20h dans le Centre de quartier situé à l’angle de la rue Fourier et de la rue Pasteur.

> Bon à savoir : Elle propose prochainement 2 sessions d’initiation aux premiers secours (IPS) dispensées par la Protection Civile, d’une durée de 3h, ouvertes à tous les Vitriot.e.s à partir de 8 ans, les samedis 29 février et 28 mars 2020 de 9h à 13h, dans le Centre de quartier situé à l’angle de la rue Fourier et de la rue Pasteur.

>> Association de quartier du Port-à-l’Anglais

Par Anne-Gaëlle Perruche   >> Relais 477 (page 5)

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Mars 2020

Van Quoi Tran

Nous avons rencontré M. Tran Van Quoi, président de l’Association Nationale Franco-Asiatique Section Vitry, l’A.N.F.A.S.VI. Créée en 1993 par M. Tran Van Quoi, originaire du Vietnam et professeur d’anglais à la retraite, cette association vitriote défend et cultive les liens entre les communautés asiatiques, franco-asiatiques et françaises, et s’attache à sensibiliser ses adhérents à la citoyenneté. Ses membres sont vitriots et issus de villes limitrophes val-de-marnaises.

 

 

 

 

 

 

A.N.F.A.S.VI organise diverses activités pour ses adhérents, telle que la pratique amicale et informelle de plusieurs danses, parmi lesquelles la Rumba, le ChaChaCha, le Tango ou encore le Rock, avec de la musique en direct. Des échanges autour d’un café ont également régulièrement lieu entre les membres de cette association, qui propose également des cours de français, individuels ou collectifs, pour les primo-arrivants ainsi que des cours d’anglais et de vietnamien, selon la demande et les besoins de ses membres. A l’occasion, les adhérents et leurs enfants sont conviés à une sortie estivale collective sur les plages normandes, à Deauville par exemple.

A.N.F.A.S.VI a également organisé des fêtes traditionnelles asiatiques comme la Fête du Têt, littéralement « la fête du premier jour de l’année », qui a lieu le jour de la première nouvelle lune, au milieu de la période séparant le solstice d’hiver de l’équinoxe de printemps (janvier-février), ou encore la traditionnelle Fête de la mi-automne.

A.N.F.A.S.VI. :
Siège social : 13, avenue Robespierre, Apt 134,  Etage 17 94400 Vitry-sur-Seine
Courriel : vanquoitran@yahoo.fr

Par Anne-Gaëlle Perruche   >> Relais 477 (page 5)

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Février 2020

Jacques Tixier

Nous avons rencontré Jacques Tixier, bénévole au Grenier de Vitry, militant de la première heure et amoureux de la culture. Zoom…

À Genève • débuts des années 80.

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1934 dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, Jacques Tixier est un passionné de théâtre, de chanson française et de littérature. Jeune, il se paye même des vacances en allant chanter dans les bistrots lyonnais avec un copain qui l’accompagne à la guitare. A Lyon, il côtoie Roger Planchon et bien d’autres amoureux de théâtre et fait ses débuts dans le militantisme en manifestant notamment pour la paix en Algérie. En 1960, alors qu’il entre au PTT, il rejoint la C.G.T pour ne plus la quitter. Il adhère au Parti communiste en 1963. Rapidement nommé Secrétaire général adjoint de son syndicat, il prend des responsabilités à l’Union Départementale et milite aux côtés de Louis Viannet, alors responsable C.G.T Région PTT. Il devient responsable départemental puis régional de la formation syndicale. En 1969, c’est la confédération C.G.T. qui l’amène finalement dans le Val-de-Marne, lorsqu’il est nommé directeur pédagogique à l’Ecole centrale dans la Vallée de Chevreuse. La fin de sa carrière l’amènera à Bruxelles et à Genève.

Syndicaliste aguerri, c’est les valeurs de fraternité, la défense de la lutte de classe et du lien social et humain qui cimentent son engagement. A Vitry, dans le quartier Balzac, il découvre vite une vie sociale de proximité foisonnante. C’est une ville qu’il adopte et qui l’adopte. C’est aussi là qu’il croise Jean-Claude Margery, président du Grenier de Vitry, qu’il avait déjà eu l’occasion de rencontrer dans une manifestation. Ni une, ni deux, il se lie rapidement d’amitié avec le petit groupe d’artistes éclectiques qui occupe aujourd’hui l’atelier situé au 15e étage des Tours du Midi. Son domaine, c’est plutôt l’organisation des expositions, les accrochages et les décrochages. Le crédo de l’association lui convient à merveille, lui qui se revendique de l’anarcho-syndicalisme. En effet, au Grenier de Vitry, il n’y a pas de thème, pas d’école, comme aime à le répéter Jean-Claude Margery, l’idée étant de préserver la liberté des artistes. Incorrigible « indiscipliné » selon ses propres termes, Jacques Tixier défend l’idée qu’il ne faut « pas prendre les choses trop au sérieux », « tout en les faisant sérieusement ».

La prochaine exposition du Grenier de Vitry aura lieu à la Galerie municipale Jean-Collet. Y seront présentées une soixantaine d’œuvres, peintures, sculptures, photographies, par les six artistes du groupe : Cosette Gourjon, Karen Marre, Catie Lecuziat, Christine Malard, Philippe Mauguen et Michel Horiot.
>> expo 2020
>> le Grenier de Vitry

Par Anne-Gaëlle Perruche    >> Le Relais 476 (page 3)

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Janvier 2020

Laura Martins

Présidente de l’association Arc en Ciel La Source
Un rayon de soleil dans le cœur de ses adhérent-e-s…

 

 

 

 

 

 

 

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L’association célébrera, en mars 2020, sa vingtième assemblée générale. Ce qui, pour sa présidente fondatrice Laura Martins, est le témoignage de la pérennité de son association auprès de ses adhérents et au sein de Vitry.

Arc-en-ciel la Source est une association de loisirs dont le but est d’organiser des activités pour les personnes handicapées légères, sourdes et malentendantes, afin de faciliter leur intégration dans la société.

A l’image de sa présidente, cette association a toujours la main posée sur le cœur, en développant des actions tournées vers les autres comme la visite à des adhérent-e-s hospitalisé-e-s pour leur apporter ici et là réconfort et bien être. Le but est de s’ouvrir et se découvrir des liens d’amitié pour ne pas rester seul avec le handicap de la maladie.

L’association propose aussi à ses adhérent-e-s de participer à des sorties ou bien encore à des séjours culturels en vue de se découvrir et de se connaître à travers le voyage. Prochaine destination l’Italie, en mai 2020.

L’association développe aussi des cours de langue des signes pour permettre de communiquer avec des personnes malentendantes.

En lien profond avec le Portugal dont elle est originaire, Laura Martins est marquée par cet engagement quasi religieux de charité tournée vers les autres. Dans ce pays, il n’y a pas de fête qui ne se passe sans l’orchestration de chants et un repas pris en commun et là encore Laura Martins y met tout son savoir d’une remarquable cuisinière alliant empreint d’autrui à celui de la gastronomie ibérique.

Le Relais ne peut que vous inciter à venir nombreux participer aux festivités programmées par l’association, le samedi 25 janvier à partir de 15h, dans la salle polyvalente de la Maison de la vie associative, avec au programme, saynètes théâtrales et chants traditionnels français et de son pays natal où pas une fête ne se termine sans quelques pas de danse.
>> Arc en ciel – la source

Par Emmanuel Fougeray   >> Relais 475 (page 3)

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Novembre 2019

Maïté Taourirt

Avec cet article, le Centre Culturel souhaite vous proposer d’aller au-devant de personnes pour qui le terme de bénévolat n’est pas un vain mot.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce début de saison, c’est à Maïté Taourirt que le Relais a décidé de s’intéresser, après sa participation au Hameau des Alternatives sur le thème de la consommation-surconsommation, le 5 octobre, sur le mail Roger Derry.

Ce qui a retenu notre attention, c’est non la valeur de son engament mais aussi la présentation exceptionnelle de son stand. Ainsi s’allie son goût du beau et le plaisir de le faire partager au plus grand nombre.

C’est au Centre socio-culturel les Portes du midi que Maïté intervient, bénévolement, les mercredis après-midi et vendredis matin pour co-animer avec d’autres bénévoles deux ateliers avec compétence et rigueur autant dans la durée que dans la qualité.

L’atelier couture intitulé « Couture Récup’ » repose, comme son nom l’indique, sur des tissus récupérés ici et là pour permettre à l’ensemble de la douzaine de participantes présentes chaque mercredi après-midi de pouvoir selon leur choix, confectionner des tabliers ou bien encore des pochettes, des sacs en jean’s, des repose-tête… L’idée est que ce n’est pas parce qu’un habit est abîmé qu’il faut le jeter. Il peut renaître sous différentes formes et ainsi lui redonner une seconde vie.

L’atelier cuisine fonctionne quant à lui, chaque vendredi matin de 10h à 14h et s’appuie lui aussi sur des valeurs responsables d’échanges et de partage en vue de lutter au quotidien contre le gaspillage alimentaire, favoriser le local et les produits de saison issus d’agriculture raisonnable plutôt que de choisir des produits d’importations lointaines avec un but unique : « celui de manger équilibré, bon et pas cher ! » nous explique Maïté.

L’idée de cet atelier n’est pas seulement de partager grâce au lien social mais aussi d’élaborer des cuisines de tous pays grâce aux produits apportés par les participants et complétés par quelques achats. Cet atelier mélange apprentissage et convivialité puisque tous les participants se retrouvent pour partager les plats élaborés.

Ces actions portées par Maïté et ses ami-e-s bénévoles au centre puisent leur énergie dans la solidarité, la socialisation, la concertation et la citoyenneté.

Des actions qui font sens !

Les Portes du Midi 13, rue Constant-Coquelin 94400 Vitry-sur-Seine • Tél. : 01 46 80 32 96
Couture Récup’ : mercredi de 14h à 18h / Cuisine : vendredi de 10h à 14h
>> Les Portes du Midi

Par Emmanuel Fougeray   >> Relais 473 (page 7)

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Mars 2019

Dominique Brannens & Alain Heurtier

Du 9 au 23 mars, le Centre Culturel fête, avec ses associations adhérentes, le Printemps des Poètes et parmi celles-ci, l’association pilier : l’Urbaine de Poésie. L’occasion pour la rédaction du Relais d’aller à la rencontre de Dominique Brannens et Alain Heurtier, deux « agitateurs poétiques » du Printemps des Poètes à Vitry.

 

 

 

 

 

 

Qui êtes-vous Alain et Dominique ?
Si Alain se conçoit comme un artisan, un concepteur, passionné de poésie et d’art en général, Dominique est un « rêveur de réalités », un compositeur du moment présent.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussées à vous intéresser à la poésie ?
Depuis ma plus tendre adolescence, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine… ont rendu la poésie indispensable à ma vie, dit Alain. Tandis que pour Dominique, la poésie est une façon de se raconter, d’oser confronter ses sentiments intenses, avec couleurs, cadence, sans limite, « décacheter la pudeur« , et chuter avec un lecteur. C’est un marathon avec soi-même. C’est le bien-être à se projeter au-delà de soi-même.

Pensez-vous que l’écriture poétique soit d’utilité publique et pourquoi ?
Pour Alain, la poésie s’inscrit dans l’art, comme la peinture, la sculpture, la musique, etc ; et l’art, présent dans toutes les civilisations, s‘avère en fait indispensable. Pour Dominique, la poésie est une invitation existentielle au voyage, au partage, un lien pour susciter la paix.

Que pouvez-vous nous dire de l’Urbaine de Poésie ?
Une petite association qui entend se faire entendre et être entendue. Une association où la conception de la Poésie est très ouverte, avec des approches de styles très différents et en même temps très riches. Des styles présents dans « Beautés cousues main« , un recueil poétique de 80 pages, tiré à 40 exemplaires numérotés, entièrement fabriqué à la main, dont la sortie est prévue pour le Printemps des Poètes.

Si vous deviez garder un vers résumant votre engagement poétique, quel serait-il ?
Ils ont été ivres de soleil / Tous grapillons qu’ils ne fussent / Vidant leur bonne humeur / Jusqu’au cul du frontignan / Dès l’âge du millésime, et après ? dixit Dominique (qui en est l’auteur). Pour Alain, comme pour Dominique, le poème en devenir étant une quête perpétuelle vers de nouveaux territoires, le vers à garder, c’est celui qui n’est pas encore écrit…

>> l’Urbaine de Poésie

Par Emmanuel Fougeray   >> Relais 467 (page 6)

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Janvier 2019

Gérard Siefert

Du 19 janvier au 3 février, à la Galerie municipale Jean-Collet, aura lieu l’exposition du Collectif Vitriosart, l’occasion pour la rédaction du Relais d’interviewer son président, Gérard Siefert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui êtes-vous Gérard Siefert ?
Vitriot, retraité, j’ai commencé ma vie professionnelle par un CAP tourneur, puis j’ai enseigné la mécanique générale en lycée professionnel avant de terminer ma carrière par de la technologie au collège. Tout ça pour vous dire que depuis de nombreuses années je suis passionné par la transformation de la matière d’où mon goût, aujourd’hui, pour le modelage.

Justement, en tant qu’artiste sculpteur, quelles sont vos sources d’inspiration ?
Je pratique le modelage depuis 8 ans car je trouve que c’est la terre qui me permet de transmettre au mieux mes émotions. Mes sculptures deviennent ainsi le miroir de mon ressenti, que je tente d’exprimer via le corps de la femme.

Que pouvez-vous nous dire sur le Collectif Vitriosart dont vous êtes le président ?
La direction de l’association est assurée par un bureau collégial composé d’une dizaine de membres qui assure la conduite collective des projets mis en commun. En tant que président, je suis garant des décisions prises lors de nos réunions collectives. Je prends mon rôle très au sérieux car avec un collectif rassemblant de près de soixante artistes, être le Président de Vitriosart, c’est tout un art !

Quelles sont les animations culturelles auxquelles participe le Collectif Vitriosart sur la ville de Vitry ?
Vitriosart s’est fait connaître sur Vitry par l’organisation de ses Portes ouvertes qui ont lieu généralement aux beaux jours (juin) avec la possibilité pour le grand public d’aller au devant des artistes via leurs ateliers et ainsi contribuer à mettre l’art à la portée de tous. Une initiative qui fêtera ses 10 ans en 2019. Mais, Vitriosart c’est aussi l’affichage de reproduction d’œuvres sur l’espace public (été), la participation à des initiatives municipales telles que murs/murs (automne) et pour finir une exposition collective d’œuvres que vous pourrez admirer dès le 19 janvier à la Galerie municipale Jean-Collet.

A ce propos, qui seront les auteurs des œuvres exposées ?
Ce sont à ce jour, 38 membres du Collectif Vitriosart qui seront présents. Parmi ceux-ci, il y aura des artistes peintres (les plus représentés), mais aussi des sculpteurs, des plasticiens, des photographes et aussi un origamiste. De quoi débuter l’année 2019 en beauté et avec art !

>> Collectif Vitriosart

Par Emmanuel Fougeray   >> Relais 465 (page 4)

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Novembre 2018

Pierre Confais

Le rendez-vous avait été pris il y a longtemps, il s’est finalement tenu en ce magnifique après-midi d’octobre d’un été débuté et poursuivi bien après le trimestre réglementaire. Pierre est là, dans son atelier. Au travail entre ses outils et ses matériaux, ses souvenirs et ses projets.

Si l’atmosphère est douce, elle tient autant à la qualité du quartier, un village comme il s’en préserve encore miraculeusement dans nos banlieues, où tout le monde se connaît et où chacun occupe une place dans les petites solidarités du quotidien, qu’à l’homme, élégant et affable.

Menuisier-ébéniste, Pierre est arrivé à Vitry après son enfance et ses débuts dans le faubourg Saint-Antoine de l’après-guerre, cité idéale des artisans du meuble après avoir été celle des Trois glorieuses et des mobilisations populaires de la révolution de 1830. Jadis riche de plusieurs milliers d’artisans et petits commerces de bois, le métier s’y est effiloché jusqu’à devenir une ombre, l’emprunte d’une époque, à peine visible. Mais pas chez Pierre qui a peu a peu ajouté à sa démarche et à son geste d’artisan, celui de la création pour la création, à des fins esthétiques et non plus seulement pratiques ou utilitaires.

C’est à une rencontre que, sans doute aussi par modestie, il attribue cette transformation, une rencontre avec un sculpteur : Robert Pérot. « C’est lui qui, par son sens de la transmission, du dialogue et de l’échange, m’a appris à voir« . Il avait fini lui aussi par intégrer l’UAPV, jusqu’à y créer une sorte de confrérie, une bande mais dans le bon sens du terme, une belle équipe comme chez Duvivier.
Aujourd’hui, 10 ans après sa mort, elle existe encore et se réunit régulièrement, y compris dans l’atelier de Pierre. Et autour de lui : « Quand mon tour arrive, je montre mais je ne fais jamais. On construit seul et à ses dépens le plus souvent… c’est un des meilleurs moyens d’apprendre ».

Pierre s’attelle désormais à la sculpture d’une magnifique pièce de bois rare (photo ci-dessus), découverte récemment en Amazonie et dont la densité et le poids s’apparentent davantage au plomb qu’à la fibre de l’arbre… Au premier coup de ciseau cependant, la magie opère et on retrouve cette ligne si chère à son auteur, fruit du mélange d’une aisance propre et de la transmission de ses pairs. Une vraie marque d’élégance.

L’UAPV
Depuis sa création en 1966, l’Union des Arts Plastiques est restée fidèle à sa passion pour les arts. Cette association, génératrice d’idées et de talents discrets, a su dynamiser son dialogue avec le public, souvent issu de notre commune. L’UAPV offre à ses adhérents, la possibilité de donner libre-cours à leur imagination et leur permet de présenter leurs œuvres régulièrement. Les artistes exposent tous les ans, soit à la Galerie Jean-Collet soit à la MVA ainsi qu’au foyer Barbusse, à l’Ehpad des Lilas et bien sûr aux côtés du Centre Culturel de Vitry.

>> Union des Arts Plastiques de Vitry (UAPV)

Par Hervé Artzet   >> Relais 463 (page 6)