Exposition au Centre Social Balzac

                                                                                          du 10 au 14 mars
Femmes & enfants dans la Grande Guerre

       

      PROLONGATION 
      JUSQU’AU 21 MARS

 

 

                                                                                                                                                                                  En février, l’exposition « On les appelait les poilus » organisée par le Centre Culturel à la Maison de la vie associative, présentait le quotidien des soldats de la Grande Guerre et lançait, avec la venue de quelques 800 visiteurs (scolaires et individuels) sur une semaine, le projet « Mobilisation Générale » consacré toute l’année à la 1ère Guerre mondiale.

Du 8 au 14 mars, le Centre Social Balzac complète cette exposition en proposant le second volet de ce diptyque, rendant hommage aux femmes des campagnes, des villes et des villages tandis que leurs fils, leurs maris, leurs frères se battent sur le front.

Rester, s’engager, subir sont les trois mots clefs de cette exposition qui se décline en plusieurs thèmes.

• Espérer et attendre des nouvelles bonnes ou mauvaises…

• S’occuper et éduquer les enfants souvent en bas âge parfois hélas orphelins.

• Remplacer les hommes partis, dans les travaux des champs, dans les usines, dans les transports…

• S’engager dans le combat d’un côté ou de l’autre (Mata Hari ou Edith Cavell) jusqu’à participer directement à la bataille en franc-tireuses.

• S’engager aussi pour maintenir le moral des troupes en étant « Marraine de guerre », actrices ou chanteuses bénévoles, en organisant des ouvroirs.

• S’engager enfin en se mettant au service de la Croix Rouge ou des hôpitaux pour soigner les Gueules cassées.

Mais les femmes vont également subir de près ou de loin la guerre, quand, encore jeunes, elles deviennent subitement veuves ; quand elles doivent vivre dans des ruines, ayant tout perdu ; quand elles subissent ainsi que leurs enfants, les violences des troupes ennemies, allant jusqu’au viol.

Pendant longtemps, réduite au rôle d’épouse dévouée et obéissante, la femme va sortir grandie de ces épreuves. Est-ce à dire qu’elle va réellement s’émanciper ? Certes la fin de la guerre marque le début  des années folles : les cheveux comme les robes raccourcissent, et de retour les hommes sont bien obligés de reconnaître l’extraordinaire travail accompli. Il n’en demeure pas moins qu’il faudra attendre 1945 pour que la femme ait enfin le droit de vote.

L’exposition présente une soixantaine photographies d’après des documents originaux de collections privées de Jean-Pierre Amiet (cf. le Relais de février), des textes d’époque, des panneaux explicatifs autour d’une scénographie originale : décors, costumes, objets…

A noter que les visites de cette exposition, en lien avec la Journée internationale des droits de la Femme, seront ouvertes aux  établissements scolaires de Vitry, du 10 au 14 mars, et permettront de faire connaître le rôle des femmes si important pour la liberté.

 

Le samedi 8 mars à 15h au Centre Social Balzac, la Cie Espace Temps de Sandrine Charlemagne mettra en « espace » deux personnages emblématiques liés à la Grande Guerre. Un homme et une femme, assassinés de chaque côté du Rhin pour avoir défendu l’idée d’un monde de Paix. Il s’agit de Jean Jaurès et Rosa Luxembourg. A partir de leurs écrits respectifs, Sandrine Charlemagne a imaginé une correspondance qui sera jouée pour l’occasion par le personnel du Centre Social.

Puis toujours au Centre Social Balzac, en clôture de l’exposition « Femmes & enfants dans la Grande Guerre », le vendredi 14 mars à 18h, ce sera au tour de la Cie les Am’arts, dirigée par Sonia Roubacka, de nous présenter sous la forme d’une projection « Faits divers et d’été », l’histoire d’une pièce de théâtre écrite sur le thème des violences individuelles et collectives. L’une étant le prolongement de l’autre et dont la guerre de 14-18 reste à ce jour la plus démonstrative de l’Humanité.