Cinéville

aux 3 cinés Robespierre

vendredi 18 mai • à 20h

un film, des associations, une rencontre…
Cinéville à Vitry est un dispositif de la ville de Vitry-sur-Seine et des 3 Cinés Robespierre, avec le partenariat du Centre Culturel et des associations adhérentes.

Haïti : Goudou Goudou,
les voix ignorées de la reconstruction

Un film de Benoît Cassegrain et Giordano Cossu
(2011 – co-produit par Radio France Internationale, la Fondation de France et Reporters sans Frontières – durée : 1h22 mn)

12 janvier 2010… 35 secondes qui écrasent Haïti, un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter ravage l’île à 16h53 précises. Le bilan de l’une des plus grandes catastrophes urbaines de l’histoire (la capitale d’Haïti est une des grandes victimes) est accablant : au moins 316 000 morts…
A l’occasion du 209e anniversaire de la création du drapeau national Haïtien, la projection de ce documentaire décline la tragédie haïtienne à travers l’expérience de cinq jeunes journalistes.

Goudou Goudou est la traduction phonétique de tremblement de terre en haïtien. C’est aussi le nom d’un projet multimédia conçu et réalisé par Solidar’IT après le séisme*.

Ce programme a trois missions : donner la parole aux Haïtiens pour connaître la réalité de la vie quotidienne pendant la reconstruction du pays, les interroger sur les enjeux et l’efficacité de l’aide internationale, montrer comment ces histoires de reconstruction sont liées et quels sont les impacts sur la vie des différents protagonistes. 

Ce documentaire traite de cinq thèmes que se partagent cinq journalistes haïtiens car comment parler d’une tragédie qui ne concerne pas son propre pays ?

Les principaux sujets évoqués sont : l’impact des ONG (impact de l’intervention humanitaire sur la vie locale), le choléra, l’art engagé (représentations de pièces de théâtre avec des jeunes comédiens sur le tremblement de terre dans des camps de réfugiés (rôle de l’art pour extérioriser les souffrances intériorisées, des graffeurs continuant à peindre dans l’espace public), les débris et la reconstruction (solutions à apporter sur les débris qui recouvrent la capitale), la vie dans les camps (manque de ressources, pluie, chômage, expulsions…).

Une enquête sur l’état des médias après le séisme en Haïti est aussi illustrée avec des journalistes confirmés ayant survécu à la catastrophe.

Privé d’information, un peuple ayant subi un séisme est donc aussi privé d’espoir voire d’avenir. En plus des pertes humaines et des déconstructions, le secteur de communication et de l’information a été fortement endommagé en Haïti : 40 journalistes tués ou disparus.

Radio France a permis la réouverture d’au moins la moitié des radios existantes.

Reporters sans frontières a contribué à l’ouverture d’un centre opérationnel des médias à destination des journalistes privés de communication. Dans ce centre et en lien avec le projet Goudou Goudou une formation a été organisée pour sensibiliser les journalistes aux potentialités du web, à la fois comme source d’information et comme support de diffusion, mais aussi à la spécificité de l’écriture sur le web. Cela a concerné l’été dernier 30 journalistes en Haïti.

                                                         * Voir le blog : www.goudou-goudou.net/fr/blog

 

Soirée en partenariat avec le Centre Culturel de Vitry et l’Association France-Haïti de Solidarité et d’Amitié.

 

L’association partenaire

AFHSA

L’Association France-Haïti de Solidarité et d’Amitié est présidée par Mr Jean-Claude Moineau. Son principal objet est de mettre en place des liens d’amitié, de solidarité et de coopération entre le peuple français et le peuple haïtien. Elle développe des activités de solidarité avec le peuple haïtien, elle a permis l’envoi de deux conteneurs sur l’île (matériel scolaire et périscolaire pour le premier, matériel médical pour le second), et envisage la réalisation d’un restaurant scolaire. A Vitry, l’association souhaite contribuer à faire connaître le peuple haïtien, notamment à travers sa culture : exposition d’artistes haïtiens, soirées débats.

Contact : afhsa@hotmail.fr

 

La fête du drapeau haïtien

Elle a lieu chaque année le 18 mai. Créé le 18 mai 1803 à l’Arcahaie (Ouest d’Haïti), le bicolore bleu et rouge a été historiquement remplacé par le noir et le rouge. Il est dit que Jean-Jacques Dessalines (dirigeant de la Révolution haïtienne et le premier Empereur d’Haïti) décida d’ôter la bande blanche de l’emblème colonial pour donner naissance au premier étendard haïtien symbolisant l’union des Mulâtres et des Noirs dans la lutte pour leur liberté. Depuis en Haïti, le jour du drapeau est devenu une grande fête nationale célébrée toutes les villes du pays.

 

Déroulé de la soirée

Présentation de l’association partenaire ;
Projection du documentaire ;
Discussion avec le ou les réalisateurs et avec des artistes haïtiens ;
Poursuite des échanges autour d’un verre et d’un pâté haïtien.