Exposition UAPV

Union des arts plastiques de Vitry

du 16 novembre 2020
au 12 avril 2021

Conditions de visite susceptibles d’être modifiées en fonction des règles sanitaires en cours…

Exposer à l’ère de la COVID-19
Un BOL D’AIR pour l’EHPAD * Les Lilas !

Les artistes de l’Union des arts plastiques de Vitry exposeront leurs œuvres sur le thème de l’air dans la vaste salle de vie de l’EHPAD Les Lilas.

 

 

 

 

 

 

 

Alors que la COVID-19 faisait se fermer une à une les portes des lieux et galeries d’arts en Ile-de-France, à Vitry l’EHPAD Les Lilas et la Résidence Henri Barbusse ont conservé entre leurs murs les travaux des artistes de l’UAPV pendant les longues semaines du confinement.

Un projet élaboré avec la psychothérapeute de l’EHPAD Les Lilas a permis à l’UAPV de proposer durant l’hiver et l’été 2020 un projet sur le thème des « 4 éléments », avec un 1er volet sur le thème de « l’eau ». Les résident.e.s de l’EHPAD étaient invités à prendre part à ce projet en proposant leurs propres réalisations.

Le 2e volet de ce projet porte sur le thème de « l’air ». Cette exposition collective à laquelle a participé plus d’une dizaine de membres de l’association ouvrira au mois de novembre, avec une organisation spécifique destinée à garantir la sécurité des personnes. En effet, la présentation des travaux de l’UAPV sera exclusivement destinée aux résident.e.s et à leurs familles ainsi qu’au personnel de la structure, et ne pourra malheureusement accueillir de public.

Pour minimiser les risques sanitaires, l’accrochage des œuvres ne sera pas effectué par les artistes, comme de coutume. Ces derniers ne seront pas non plus présents lors du vernissage. En revanche, un travail de préparation en amont et à distance est en cours avec la psychothérapeute de l’établissement qui effectuera elle-même la présentation des œuvres auprès des résident.e.s.

La majorité des travaux présentés ayant été créée pendant le confinement, cette exposition est aussi l’occasion de « déconfiner » ces œuvres et d’apporter un peu de couleur et de fraîcheur dans le quotidien de l’EHPAD Les Lilas, tout en maintenant un lien avec l’extérieur, dans le contexte sanitaire actuel particulièrement éprouvant. Si cette exposition constitue un exemple d’adaptation en ces temps troublés par la COVID-19, on espère que les expositions de l’UAPV seront à nouveau rapidement ouvertes au public ! D’ailleurs, l’association prépare déjà d’autres projets pour l’année 2021, principalement sur deux thèmes : « Ombre et Lumière » et « Les insectes ».

L’UAPV est une association ouverte à tou.t.e.s qui se réunit le premier jeudi de chaque mois dans la salle du square de l’horloge. Des disciplines variées y sont pratiquées : peinture, photographie, collage, sculpture et techniques mixtes, notamment.

* Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes

>> plus d’infos sur l’UAPV

DANSE QUI VIVE fête ses 10 ans

Initialement prévu le samedi 19 décembre

à partir de 14h,
cette association de danses et de musiques traditionnelles fêtera ses 10 ans

CETTE INITIATIVE EST REPORTÉE AU 3 AVRIL 2021
EN RAISON DES RÈGLES SANITAIRES EN COURS…
date précise à venir

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La fête pour les 10 ans d’existence de DanseQuiVive! qui devait se tenir à Gare au Théâtre le 3 avril, est reportée à une date ultérieure, dès que la situation sanitaire le permettra.

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à Gare au Théâtre (13, rue Pierre Sémard à Vitry).

>> Plus d’infos sur l’association

 

FESTIVAL DU ROMAN NOIR ET SOCIAL

POUR RAISONS SANITAIRES, LA RENCONTRE DU SAMEDI 20 MARS EST REPORTÉE.

Après l’annulation du Festival de décembre dernier pour cause de pandémie, il a été prévu d’engager une programmation dès le début de l’année 2021 en s’appuyant sur des initiatives plus souples et susceptibles d’être modifiées ou reconduites.

C’est ainsi que l’initiative d’ateliers d’écriture avec l’écrivain Antoine Blocier au Centre social Balzac, prévue à partir de février, a vu le jour. Elle répond à l’objectif de familiariser le public à l’écriture de textes composés et au travail sur l’imaginaire, prétexte à utilisation des règles de vocabulaire, de grammaire et de conjugaison comme outils et non plus comme contraintes…

Pour le mois de mars, c’est le 150e anniversaire de la Commune, date clef de notre histoire contemporaine et de nos mémoires qui a été retenu.
Beaucoup de livres sont prévus à l’occasion de cet anniversaire, souvent à dominante historique ou politique, peu en littérature.
Dans ce contexte mémoriel porteur, les éditions du Caïman, partenaires de nos auteurs, ont proposé à une vingtaine d’écrivains de laisser cours à leur imagination autour du thème de la Commune. D’aucuns se sont attachés à un personnage peu connu, certains à des faits majeurs, d’autres aux valeurs de cet événement fondateur et à son actualité.
Conçu comme une commémoration « littéraire » autant qu’un rendez-vous d’auteurs, la rencontre est fixée au samedi 20 mars 2021 (la Commune ayant été décrétée le 18 mars 1871) de 10 h à 17 heures.

Ne sachant pas si les mesures sanitaires et les restrictions de rassemblements et de déplacements seront maintenues, nous avons opté pour une initiative en forme de déambulation entre les deux librairies partenaires du festival, Les Mots Retrouvés et Livres en Luttes, avec des étapes autour des auteurs participant à ce recueil (rencontre, signatures). Un débat de présentation de l’ouvrage et de la thématique ouvrira l’initiative en présence de l’éditeur, et d’un historien membre de l’association « Les amis de la Commune ». Il est prévu de clôturer la journée par une prestation artistique de Serge Utgé-Royo, chanteur au solide répertoire Communal.

Un rendez-vous à suivre debout ! pour paraphraser Louise Michel.

Que dire sans paraître • 8 > 19 mars

par Isabelle Mouedeb
Exposition de dessins et sculptures

du 8 au 19 mars 2021
HÔTEL DE VILLE de Vitry/Seine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’occasion du 8 mars 2021, Journée internationale pour le droit des femmes, l’association Femmes Solidaires (comité de Vitry), s’associe au Centre Culturel de Vitry pour proposer l’exposition « Que dire sans paraître » par Isabelle Mouedeb, artiste peintre, sculptrice et céramiste, dont la source d’inspiration est l’évocation des corps féminins.

8 mars, Journée internationale pour les droits des femmes.

 

 

 

Femmes Solidaires, association issue en 1945 de l’Union des Femmes Françaises et des Comités Féminins de la Résistance, est reconnue Mouvement d’Éducation Populaire, bénéficie d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, est affiliée au Réseau International Féministe et Laïque et au Comité interafricain contre les mutilations sexuelles féminines.

Mouvement Féministe fort de 190 comités en France, Femmes Solidaires défend les valeurs fondamentales de laïcité, de mixité, d’égalité et de défense des droits des Femmes, d’universalisme, de paix et de liberté.

En cette longue période de pandémie qui touche plus particulièrement les femmes et les enfants, le Comité de Vitry-sur-Seine est resté mobilisé avec plusieurs associations solidaires pour agir contre la précarité et les violences. Parce que l’égalité Femmes-Hommes passe aussi par l’accès à la Culture, bien précieux et essentiel pour l’émancipation des femmes et la défense des artistes, actrices et acteurs de nos vies, Femmes Solidaires (comité de Vitry) a souhaité promouvoir le travail de l’artiste Isabelle Mouedeb.

 

Isabelle Mouedeb

 

 

 

 

 

 

 

Transformer, modeler, graver la matière, empreindre le passage du feu, telle est la démarche d’Isabelle Mouedeb. En peinture comme en sculpture, sa source d’inspiration est avant tout dans l’évocation des corps féminins. La force, la vie qui se dégage de ces femmes – Amazones, Causeuses, Femmes cendrées – est liée aux mouvements, aux traces des mains qui les ont façonnées. Elle aime aussi, créer des objets aux formes épurées que lui inspire la nature, en grès gravé ou en raku craquelé.

Sculptrice et céramiste, Isabelle Mouedeb est installée à Villejuif. Diplômée de l’École supérieure des Arts Appliqués Duperré en Céramique en 1999, Isabelle Mouedeb initie et partage sa passion de la céramique avec différents publics. Grâce à la transmission de ses techniques universelles, elle contribue à faire connaître cet Art Premier. Isabelle Mouedeb poursuit son rôle de passeur en professant au Musée des Arts Décoratifs à Paris (les Ateliers du Carrousel). Parallèlement, elle pratique l’art thérapie dans le cadre d’ateliers Terre avec l’association Aurore.

 

Évocation des corps féminins

Isabelle Mouedeb, SONIA,
Craie grasse, 2005, 35x70cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture et céramique

Pour Isabelle Mouedeb, qui travaille beaucoup avec les modèles vivants, hommes et femmes, « les corps parlent à travers les postures, les formes« . L’artiste cherche à « sublimer les corps », c’est-à-dire, contribuer, à travers le regard artistique et la sensibilité partagée, à « rétablir un rapport au corps apaisé et une forme de simplicité dans le rapport à la nudité, en dehors de visions commerciales, politiques ou religieuses, pour revenir à notre simple humanité ».

Elle réalise le plus souvent ses peintures avec les doigts et les termine à la craie, noire ou blanche, mais adapte toujours sa technique au modèle. Elle crée ses sculptures en céramique avec deux techniques principales : le raku et l’enfumage.

 

Le Raku

Isabelle Mouedeb, GRAND PLAT,
Raku, 2008, 40x40cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le raku, abréviation du terme japonais « raku-yaki », est une technique de cuisson traditionnelle japonaise, avec laquelle le potier façonne les bols destinés à la cérémonie du thé.

Le raku suppose toujours deux cuissons, l’une pour la terre, la seconde pour les couleurs : les émaux. Dans le cas du raku, l’artiste-céramiste intervient lors de cette deuxième cuisson. Le principe consiste à sortir les pièces du four lorsque celui-ci atteint une température comprise entre 900°C et 950°C, qui correspond au point de fusion de l’émail, utilisé pour napper les objets. Ce procédé provoque un choc thermique extrêmement puissant qui fait craqueler l’émail. On dit alors que l’émail « chante » !

Les pièces encore très chaudes sont ensuite plongées dans des bassines remplies de sciure de bois qui s’enflamme à leur contact. Puis, il s’agit d’étouffer les flammes, pour ne conserver que la fumée, contenant du dioxyde de carbone qui noircit les parties non couvertes d’émail, et s’infiltre dans les craquelures pour les révéler. L’artiste peut choisir d’alterner surfaces noires et mates, et surfaces émaillées craquelées brillantes. En atmosphère réductrice, certains émaux métallisent. Pour finir, les pièces sont plongées dans l’eau. Chaque pièce est unique, car son procédé de fabrication est soumis au hasard et aux éléments.

 

Les enfumages

Isabelle Mouedeb, LA GRANDE SCULPTURE,
Terre enfumée, 2011, 180x35x30cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’origine africaine, l’enfumage intervient une fois le « biscuit »* élaboré. Les sculptures sont alors plongées dans des bidons, percés remplis de sciure de bois, de journal, de paille. L’artiste enflamme alors ce mélange et surveille que la sciure se consume, doucement, pendant 2 à 3 jours.

« Le temps en céramique, c’est de la température », ce qui permet d’atteindre 800°C au cœur du foyer, pour fixer les oxydes et noirs de fumée.

* En céramique, le « biscuit » désigne la pièce qui n’a subi qu’une première cuisson.

 

Rencontre avec Isabelle Mouedeb…

Que pouvez-vous nous dire de la situation de la femme dans le monde artistique et en particulier, dans le monde de la céramique ?

Aujourd’hui grâce aux différents modes d’enseignements artistiques, la céramique est plus accessible à toutes et tous.

Avant nous, des femmes ont eu le courage d’ouvrir la voie en revendiquant leur place dans ce milieu historiquement masculin. Toute la société s’est engagée dans cette évolution.

Pour ma part, j’ai eu la chance d’être accompagnée et soutenue dans mon parcours par une grande céramiste, Valentine Schlegel, qui a fait partie de ces femmes pionnières dans la céramique.

La crise sanitaire actuelle a impacté le secteur culturel. Cela a aggravé bien sûr, la situation des artistes en général, qui connaissent pour certains, une grande précarité. Dans une époque où tout va très vite, avec les nouvelles technologies, les céramistes cultivent l’éloge du geste, de la pièce unique. Quelle place allons-nous imaginer pour que les savoir-faire des métiers d’art puissent continuer à s’exercer ? En matière de formation et de transmission des techniques de la céramique par exemple, des aspects qui me sont très chers, on observe une hausse de l’offre privée. Dans le même temps, de plus en plus d’artistes inscrivent leur travail dans une dynamique collaborative.

La céramique est présente dans toutes les cultures, ses techniques ancestrales me permettent de faire connaitre cet Art Premier. Mes techniques d’ « enfumage » sont inspirées par les potières du Mali et une rencontre avec une potière éthiopienne. « Le Raku » est une technique de cuisson japonaise liée à « la cérémonie du thé ».

Le travail de la terre a cela de particulier qu’il est universel et renferme de ce fait une symbolique importante, à défendre.

Comment appréhendez-vous la figure de la femme dans vos créations ?

Pour moi, les corps parlent à travers les postures, les formes. Je travaille beaucoup avec les modèles vivants, hommes et femmes. Je peins le plus souvent avec les doigts, puis je termine mes dessins à la craie, noire ou blanche. Pour d’autres, ce sont des techniques mixtes, la façon de faire est adaptée à chaque modèle.

Pour modeler la terre, je laisse la matière guider mes mains. Les personnages se révèlent au fur à mesure du travail, du moment. J’aspire à contribuer, à travers le regard artistique et la sensibilité partagée, à rétablir un rapport au corps apaisé et une forme de simplicité dans le rapport à la nudité, en dehors de visions commerciales, politiques ou religieuses, pour revenir à notre simple humanité.

C’est dans cette dynamique que nous nous retrouvons avec l’association Femmes Solidaires (comité de Vitry).

 

Événement organisé par le Centre Culturel de Vitry, à l’initiative de l’association Femmes Solidaires (comité de Vitry), avec le soutien de la ville de Vitry-sur-Seine.

 

 

 

Plus d’informations sur l’artiste : http://isabelle-mouedeb.fr/
Femmes Solidaires : https://femmes-solidaires.org
Femmes Solidaires (comité de Vitry) : femmesolidaires.vitry@hotmail.fr

Exposition Serge Mendjisky

Villes du Monde
Du 1er au 14 février 2021

Les lieux culturels étant fermés au public, l’exposition est reportée à une date ultérieure.
C’est sur Internet que va s’ouvrir une première découverte des œuvres de l’auteur.

Le Centre Culturel de Vitry, en partenariat avec la librairie associative Livres en luttes et le fonds de dotation Mendjisky – Écoles de Paris, présente l’exposition « Villes du Monde » par Serge Mendjisky.

« Villes du Monde » rassemble une quinzaine de photographies marouflées sur toiles datant des années 2000 et représentant des paysages urbains de Paris, Moscou, New York, Istanbul, Casablanca, Rabat, Fès et Venise.

Note biographique

Serge Mendjisky, 2011. A l’atelier, Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1929 et décédé en 2017 à Paris, Serge Mendjisky étudie aux Beaux-Arts. Fils du peintre d’origine polonaise Maurice Mendjizky (1890-1951) qui fait partie de la première École de Paris *, il côtoie les grands noms de la peinture, parmi lesquels, Picasso et Dunoyer de Ségonzac. Admirateur de Van Gogh et de Cézanne, Serge Mendjisky ajoute à sa passion pour le dessin un intérêt pour le divisionnisme entre les années 50 et 2000. Dans les années 60, il est influencé par le fauvisme, avant de s’emparer, dans les années 90, de la macrophotographie pour revisiter les codes du pop art. Il devient un artiste reconnu et expose en Europe, au Japon et aux États-Unis.

En 2000, après 40 ans de peinture, il s’intéresse de plus près à la photographie qui a toujours fait partie de ses travaux préparatoires, et avec laquelle il poursuit et précise désormais sa recherche ultime de la « couleur de l’air ».

Avec la photographie, il pose son regard sur plusieurs villes mythiques dans le monde. À partir de centaines de clichés travaillés et découpés, il reconstitue une unité visuelle en collant, dans un agencement singulier, des fragments d’images sur toile.

« À travers ces collages insolites, Serge Mendjisky nous fait surtout voyager à travers le temps et l’espace en nous poussant à méditer sur les contradictions de notre époque ».               Fédorovski.

Le travail de Serge Mendjisky donne à voir une vision multidimensionnelle du monde qui, à la manière des cubistes, mêle le visible et l’invisible, dans une déconstruction analytique. Dans les années 60, Picasso avait d’ailleurs prédit que Serge Mendjisky réinventerait le cubisme à travers la photographie !
Ce travail qui déstructure les perspectives, couleurs, lignes et plans établit de nouveaux rapports entre Temps et Espace.

Rencontre

Nous avons rencontré Patricia Mendjisky qui a partagé sa vie pendant 37 ans. Installée à Vitry depuis peu, elle a toujours suivi et promu le travail de son mari.

Pourriez-vous nous parler de son parcours artistique des années 50 aux années 2000 ?
Il commence à peindre à la fin des années 50.

SAINTE-VICTOIRE AUX SAPINS – 1962, 73×50 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses premiers tableaux sont inspirés du fauvisme, avec des couleurs franches et une construction cézanienne, comme les paysages de la Sainte Victoire, l’un de ses sujets de prédilection. Rapidement, il vit de sa peinture en exposant. A la fin des années 60, il s’éloigne du fauvisme, éclaircit sa palette et adopte la technique de Seurat et de Signac : le divisionnisme.
Il privilégie les sujets postimpressionnistes tels que les paysages, les nus et les natures mortes. Au début des années 90, grâce à la macrophotographie, il adapte sa technique à un cadrage plus contemporain et revisite les codes du pop art.

SMOKING – 1989, 92×65 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment en vient-il à développer le perspectivisme ?
En 1999, il présente une exposition sur les reflets dans l’eau à Paris. Toujours en quête de changement, il s’intéresse aux centaines de clichés, en particulier ceux de ses études préliminaires sur les reflets, qu’il conserve dans son atelier et entame un long travail de recherche.
Il se rend compte que sa démarche ne peut aboutir que s’il y incorpore la troisième dimension. C’est de ce constat que nait le perspectivisme**.
Un matin, après des mois de recherche, il termine son premier photomontage élaboré avec cette technique, qui représente le Pont Neuf. Des critiques et galeristes viennent voir son travail à l’atelier ; c’est un grand succès. L’un d’eux lui conseille de travailler sur New York, puis les commandes s’accumulent et il porte son regard sur de nombreuses villes : Istanbul, Moscou, Venise, Paris, Fès, etc…

PONT NEUF CARRE – 2003, 100×100 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il crée toute sa vie jusqu’à son décès en 2017, travaillant parfois la sculpture et la mosaïque qui n’étaient pas ses modes d’expression principaux, mais qui l’aidaient à se ressourcer.

* La première École fait référence aux nombreux artistes étrangers, souvent originaires d’Europe Centrale, installés dans le quartier Montparnasse entre 1905 et 1939 : Maurice Mendjisky, André Lanskoy, Serge Poliakoff…
** Perspectivisme (2000-2015) : Le sujet est d’abord photographié sous tous ses angles et faces, puis l’artiste sélectionne les photographies les plus représentatives de l’ensemble et les développe à des échelles différentes, avant de les découper en bandes verticales de différentes longueurs. L’artiste déstructure ensuite son sujet avant de le reconstruire. Par une intuition créatrice, le paysage urbain photographié change de perspective et donne à voir toutes ses faces sur un même plan.

Bon à savoir

Son fils Igor Mendjisky, acteur et metteur en scène, présentera au Théâtre des Bouffes du Nord du 3 au 21 mars 2021 « Les Couleurs de l’air », un spectacle inspiré de la vie de son père. Écriture et mise en scène : Igor Mendjisky, dramaturgie : Charlotte Farcet.

Plus d’infos

Plus d’informations sur l’artiste : www.mendjisky.com

Prologue numérique à l’exposition sur le chaîne YouTube du Centre Culturel
à venir… vers le 15 février : www.youtube.com/channel/UCRr1KK5-ddwI6UhLkUp0KqA